Aperçu des sections

  • Section 1

    La meunerie française est composée d’entreprises de taille et de périmètre d’activité différents. Ainsi, certaines d’entre elles ne comprennent qu’une unité de production alors que d’autres en comprennent plusieurs. L’activité économique est très liée au marché géographique. C’est ainsi que, selon la structure de l’entreprise, les débouchés de la production de farine peuvent être locaux, régionaux ou enfin nationaux, voire internationaux.

    La profession a toujours su s’adapter, voire anticiper, l’évolution de la consommation des produits à base de farine : diversité, qualité... Si le pain reste le débouché majeur de la farine produite par les meuniers français, ces derniers ont su adapter leur offre aux besoins de l’industrie alimentaire.

    La qualité et le service sont les priorités de la profession. La notion de service, profondément ancrée dans la culture de la profession et principalement représentée dans la relation qu’entretient le meunier avec son boulanger à travers un ensemble de démarches « Qualité ». Pour favoriser la culture de blés français à forte valeur boulangère, l'Association Nationale de la Meunerie Française (ANMF) publie chaque année, à destination des agriculteurs et des collecteurs de céréales, une liste de « Blés meuniers» composée de BPMF (blés pour la meunerie française) et de VRM (variétés recommandées par la meunerie). La publication de cette liste, est une vive incitation à la culture des blés qui permettront de produire du pain français d'excellente qualité.

    Dans ce cadre, un protocole d’essais initié par l’ANMF en partenariat avec le * Comité Technique Permanent de la Sélection des plantes cultivées (CTPS) et Arvalis-Institut du végétal (www.arvalis.fr) permet d’identifier, à partir de mises en culture de nouvelles variétés de blé, celles qui présentent des caractéristiques intéressantes en panification.

    La sécurité sanitaire des farines et le respect de l'environnement : La profession meunière est très impliquée dans la mise en œuvre de programmes permettant de garantir les qualités technologiques et sanitaires des farines.

    En matière de qualité sanitaire l'ANMF a réalisé le « Guide de bonnes pratiques hygiéniques » pour faciliter l'application de la directive 93/43/CEE. Référence pour les meuniers, ce guide décrit les moyens permettant de gérer l'hygiène de manière souple et utilise une approche fondée sur la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Cette méthode est destinée à évaluer les dangers et à établir des systèmes de maîtrise des risques basés sur la prévention. Cette démarche est complétée par un travail conduit avec les fournisseurs de la meunerie à l'échelle de la filière.

    Un plan de sécurité sanitaire des céréales a, par ailleurs, été mis en place par l’Institut de Recherches Technologiques Agroalimentaires des Céréales-Irtac (www.irtac.org) avec la collaboration de l’ANMF pour tous les opérateurs de la filière blé tendre, autres céréales et leurs produits transformés. Pour les moulins, l'adhésion à ce dispositif permet d'effectuer une veille sur les produits de meunerie en pratiquant des analyses d'échantillons de blés, de farines et d’issues afin de contrôler la présence d’éventuels contaminants.

    La traçabilité permet de retrouver, à partir d'un produit fini comme le pain, le suivi des produits depuis le semis jusqu’à la fabrication. Pour établir cette traçabilité sur les farines, l'ANMF a mis en place des contrats type "Traçabilité et environnement" permettant de s'assurer que les blés, destinés à la meunerie, sont issus d'une production respectueuse de l'environnement, c'est-à-dire basée sur les bonnes pratiques de culture énoncées dans la "charte de production Blé tendre" de l’Irtac/Arvalis.