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  • Généralités

    Quelle que soit leur nature, les contaminants ou les organismes indésirables retrouvés dans un produit d’origine végétale (POV) peuvent l’avoir contaminé ou infesté à différentes étapes de la chaîne alimentaire : production, stockage (transport inclus), transformation (jusqu’au conditionnement).

    L’étape de la production présente le plus de risques de contamination et est concernée par la totalité des catégories de contaminants (mycotoxines, éléments traces, pollution par voie aérienne, attaque de bio-agresseurs, etc.). Cette étape doit être contrôlée rigoureusement, sous l’angle de l’évolution des pratiques agricoles (liées aux récentes décisions politiques) et de l’évolution du contexte bioclimatique.

    L’étape de la conservation est caractérisée par la prédominance des problèmes d’attaques par des bio-agresseurs spécialisés (insectes, microorganismes…) et d’usage non raisonné de traitement avec des pesticides (uniquement autorisés sur céréales brutes), générant des résidus à longue persistance.

    L’étape de la transformation est concernée par des contaminations chroniques (éléments traces métalliques provenant des machines, par ex.), ou des contaminations par des bio-agresseurs ou des microorganismes (dont la seule présence peut rendre le produit impropre à la consommation). Mais, c’est aussi l’étape où une possibilité de décontamination existe pour certains produits (décontamination thermique, traitement à l’ozone par ex.).

    Les contaminations par les bio-agresseurs nuisibles ou par des substances indésirables ou toxiques peuvent se faire par voie passive, active (proliférative ou métabolique), ou suite à l’intervention humaine.

    La phase de description et de constat de l’exposition des consommateurs aux contaminants dans leur alimentation est maintenant accomplie (cf. Etude de l’alimentation totale française – Mycotoxines, minéraux et éléments traces, J-C Leblanc coord., INRA, 2004). Les efforts en R&D doivent se porter sur deux enjeux majeurs : i/ la nécessité d’approfondir les connaissances scientifiques et techniques pour une meilleure compréhension des relations de cause à effet entre les risques sanitaires identifiés sur les produits d’origine végétale de grande culture (POVGC) et les pratiques actuelles de production agricole, de protection phytosanitaire, de stockage et, au cours des premiers stades de la transformation en aliments ; ii/ la priorité à accorder ensuite un soutien à la valorisation d’innovations technologiques et au développement des outils méthodologiques pour mettre en œuvre les solutions alternatives optimales de prévention et de limitation des contaminations à tous les points de la chaîne alimentaire.

    Actuellement, le dispositif général scientifique et technique sur les questions de contaminants et de contaminations biologiques des POVGC reste dispersé. Il doit être organisé de manière à permettre le développement d’un véritable plan de maîtrise de la qualité sanitaire basé sur l’harmonisation des recherches et de la valorisation, sur la mise en réseau des compétences et la fédération des moyens d’étude dans des projets communs.