Aperçu des sections

  • Généralités

    Chantier 4 « Réduction des risques sanitaires en post-récolte »

    FranceAgriMer, INRA, ARVALIS-Institut du Végétal, CETIOM, Anses, IFBM, ITERG, DGAl

    • Section 1

      Devenir des résidus après le traitement des grains

      Les recherches réalisées à l’INRA ont permis de modéliser les profils de dégradation des résidus d’insecticides en fonction des conditions de stockage. Ces études ont également permis d’identifier avec certitude les défis nouveaux auxquels il faudra faire face dans un avenir proche si la seule parade contre les attaques d’insectes des grains stockés reste l’insecticide « persistant » : i/ le dépassement des LMR en cas de traitements multiples sur le même lot de grain ; ii/ l’émergence rapide de races résistantes d’insectes devenues insensibles aux substances actives encore autorisées ; iii/ la persistance de niveaux élevés de résidus n’ayant plus aucun effet toxique sur les insectes, jusque dans les aliments à base de céréales ; iv/ l’introduction fortuite de populations exotiques au cours des échanges internationaux de denrées alimentaires, plus tolérantes aux insecticides que les populations locales et qui vont s’acclimater aux conditions françaises. Les modèles de dégradation des pesticides feront l’objet de publications permettant de construire des aides à la décision opérationnelles en vue de minimiser les risques de survie des insectes et de présence anormale de résidus dans les grains traités.

      Outils de surveillance des risques

      Des progrès récents ont été réalisés avec la mise au point et le développement de nouveaux capteurs à reconnaissance automatique de signature acoustique d’insecte. Des sondes équipées avec ces capteurs « intelligents » sont en cours de validation en conditions de « terrain » par l’ONIGC avec une collaboration de l’INRA. Ils devraient pouvoir ensuite être intégrés dans les guides d’aide à la décision pour la maîtrise des risques d’infestation des grains et graines par les insectes chez les OS (en cours de production par l’ONIGC). Des recherches sur les méthodes avancées de dépistage ou de détection d’indices objectifs de la contamination des grains et graines ou des produits transformés dérivés par du matériel biologique exogène peuvent être également envisagées (INRA Bordeaux). La mise au point d’outils de détection pratique des souillures d’insecte dans les produits transformés à partir de ce type de marqueurs pourra constituer l’objectif opérationnel de cette recherche encore à entreprendre.

      Mesures correctives

      Au plan des alternatives aux insecticides retirés de l’usage (dichlorvos, malathion, bifenthrine) et suite aux réticences à utiliser la fumigation à grande échelle, la recherche de solutions de transition ou de remplacement aux pesticides rémanents qui a été préconisée dans le cadre du PIRP n’a pas été vraiment soutenue jusqu’à présent en France. Les préconisations « de référence » pour la maîtrise des risques « ravageurs et résidus pesticides de la post-récolte » donnent des garanties insuffisantes pour les stockages à long ou très long terme (ex. mise à l’intervention) ou, sont impraticables à l’échelle de la diversité des capacités et des modes de stockage des grains et graines en France. Sans intensification des études sur les alternatives crédibles et économiquement viables aux pesticides rémanents, la recrudescence de l’occurrence des infestations des grains par les insectes ou, les souillures engendrées par la présence de fragments dans les produits dérivés de céréales pourra conduire à des pertes économiques sérieuses.

      Le laboratoire de la SDQPV à Bordeaux (Laboratoire « Qualité sanitaire des denrées stockées », LNDS Bordeaux) a une expertise reconnue au niveau international sur les alternatives au bromure de méthyle et les fumigants en général, qui peut être mise à profit pour la recherche d’alternatives aux pesticides, en explorant la voie des produits volatils dont les résidus sont rapidement dégradés dans les produits traités. Pour la valorisation de ces alternatives « économiquement viables » et spécifiquement adaptées au contexte français (très différent du contexte nord-américain ou australien), les acteurs de la R & D du secteur public (DGAL, AFSSA, CRA, ONIGC, INRA, etc.), ainsi que du secteur privé (ITA, organismes collecteurs, OS) sont prêts à s’associer pour la co-construction de projets de recherche – développement.

      Mesures préventives (plan d’hygiène sanitaire permanent)

      Les équipements de ventilation, de refroidissement et de contrôle des température et d’humidité qui permettent d’inhiber la multiplication des insectes ne sont utilisés actuellement que par 50% environ des OS. En conséquence, la recherche est actuellement questionnée pour que les systèmes de gestion intégrée des bio-agresseurs des stocks (SGIB) puissent être mis en œuvre plus facilement grâce à un support d’expertise (du type « aide à la décision »). Ces systèmes d’aide à la décision peuvent s’appuyer sur les travaux de modélisation spatio-temporelle de la dynamique des bio-agresseurs qui ont été réalisés par l’INRA, ainsi que sur l’expertise d’ARVALIS dans le domaine des technologies de refroidissement et de ventilation des grains. Ils devront combiner efficacement les différents outils disponibles pour la gestion intégrée des bio-agresseurs (ventilation de refroidissement, substances bioactives rapidement biodégradables, nouveaux fumigants, détecteurs précoces de présence d’insectes, modèles prédictifs de la durée de stockage sans risque de ravageurs…). La validation des combinaisons d’outils et de méthodes de la protection sanitaire des grains et graines stockés est une tâche importante à réaliser pour adapter les itinéraires techniques aux différentes situations et niveau d’équipement des organismes de collecte et des OS, dans le contexte français. Des moyens pour réaliser ce type de recherche peuvent être mobilisés par l’ONIGC, le CETIOM, ARVALIS, ainsi que par les organismes de collecte des grains et graines. La mise en réseau de ces moyens et compétences existant dans les ITA (Arvalis et Cetiom), à l’INRA (Bordeaux), à la SDQPV (LNDS) et à l’ONIGC, devra créer une impulsion nouvelle pour favoriser l’évolution des pratiques de protection des stocks vers les SGIB. Cette évolution sera « en phase » avec l’application généralisée des règlements du « paquet hygiène des aliments » de la CCE, du PIRP et du plan « Ecophyto 2018 ». Elle nécessitera de tisser des liens avec le RMT « MODELIA » (Modélisation et logiciels d’intérêt commun appliqués à l’agriculture).

      Observatoire des espèces d’insectes présentes dans les stocks en France

      Le développement à grande échelle en France des alternatives à la lutte chimique avec l’abandon progressif des insecticides persistants est susceptible de réduire de manière durable les résidus de pesticides dans les produits céréaliers, mais avec un risque d’augmentation de l’occurrence des infestations par les insectes ou les souillures engendrées par la présence de fragments dans les produits dérivés de céréales.

      La mise en place d’un suivi pluriannuel de la répartition des espèces dans les stocks de céréales sera nécessaire pour mesurer précisément l’impact des nouveaux itinéraires de protection des stocks sur les niveaux d’occurrence et de densité des ravageurs dans les produits récoltés de longue conservation (céréales, maïs, oléagineux, protéagineux). Ce suivi pourra prendre la forme d’un observatoire de la répartition des espèces nuisibles aux grains et graines stockés en France, associé aux plans de surveillance des niveaux de résidus de pesticides (de la DGCCRF et de la DGAL) pour évaluer l’impact de l’évolution des pratiques de protection des stocks de grains et graines contre les insectes. Cette action sera animée par le Laboratoire qualité sanitaire des denrées stockées de la SDQPV (LNDS Bordeaux) en coopération étroite avec l’ONIGC.

      Liaison avec le chantier N° 7 «Construction de programmes d’enseignement et de formation »

      L’ensemble des méthodes, outils et techniques avancées qui seront validées au cours des travaux et études du chantier 4 feront l’objet de publications à but opérationnel et constitueront une base de connaissances nouvelles disponible pour la construction de modules d’enseignement technologique (chantier n° 7). Les formations techniques actuellement dispensées par ARVALIS et l’ONIGC pourront également être enrichies par l’expertise des partenaires du RMT intervenant dans le chantier 4.

      • Section 2

        Autres financements - Projets déposés et retenus

        CAS DAR 2009 "EcoProtectGrain : Economie et innovation en protection raisonnée des céréales et oléo-protéagineux contre l'infestation par les insectes au stockage"

        Conseil Régional Aquitain 2009 "ECOPRESERVGRAIN : Caractérisation du mode d'action et de l'activité biologique de substances biocides volatiles sur les organismes nuisibles aux grains et graines alimentaires et conception d'une formulation originale en vue de la valorisation en tant qu'alternative aux traitements insecticides des céréales stockées"

        • Section 3

          Délivrables du chantier 4